Charles AUFFRET (1929-2001) |
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FORMATION
1931 La famille Auffret s'installe à Dijon. Avec
le Musée des Beaux-Arts, le Musée de la collection Magnin et celui des moulages de Rude,
Dijon est une capitale de l'art français. Mais c'est surtout le Musée archéologique,
avec ses oeuvres gallo-romaines et médiévales, que fréquente Charles Auffret. En même
temps, son père développe en lui un goût pour "la poésie des
mathématiques". Il accompagne
régulièrement René Auffret lors de ses tournées
dans la campagne bourguignonne, découvrant l'architecture et la statuaire de
Fontaines-Les-Dijon, Vézelay, Cluny, Autun. Il
admire l'art religieux des XIVe et XVe siècles.
1943
Il est mis en pension pour trois ans au
collège de Mamers dans la Sarthe.
1946 Retour à Dijon, où il passe son
baccalauréat. 1947 Malgré les réticences familiales, il s'inscrit à l'école des Beaux-arts de Dijon. Il entre aussitôt dans l'atelier de sculpture de Pierre Honoré, qui lui transmettra une solide connaissance du métier : modelage, taille de la pierre et moulage.
1950 Dans le cadre des travaux d'élèves de
l'école des Beaux-Arts de province, il expose à Paris, au Pavillon de
Marsan, une grande "figure drapée" en pierre. Il éprouve une très
grande admiration pour Rude, Pompon et
Maillol .
1951 Venu à Paris, Charles Auffret
travaille près d'un an
1952 Admis second au concours d'entrée à
l'école supérieure des Beaux-Arts, il fréquente l'atelier d'art monumental de Janniot
"atelier de compétition pour le Prix de Rome".
1954 Il se
lie d'amitié avec le sculpteur Raymond Martin. Ensemble, ils
parlent d'Art. Dans sa solitude
parisienne, cette amitié apporte à Charles Auffret un grand réconfort. En même temps, il dessine beaucoup au Louvre.
1955 Il expose
le buste de son frère, au dernier Salon des Tuileries. Il y rencontre le
sculpteur Jean Carton dont il se sent très proche. Il réalise en pierre le "Christ au
Tombeau" pour le calvaire de Sombacour dans le Doubs. 1956 Il est reçu second Prix de Rome. Il quitte l'école et s'installe impasse Ronsin, dans un atelier trop grand, qu'il partagera avec Tinguely et Niki de Saint Phalle. En face de son atelier travaille Brancusi pour lequel il fera quelques moulages. 1957 Décès de son
père René Auffret
1958 Il gagne
sa vie en faisant des travaux pour ses confrères A partir de cette époque,
il commence à exposer, de façon régulière, aux Salons des Indépendants, d'Automne,
puis du Dessin et de la Peinture à l' eau.
CARRIERE
1963 Il
entre, comme professeur, sur les recommandations de Paul Belmondo, à l'Académie
Malebranche, dont le directeur artistique est le critique Maximilien Gautier.
1964 Il reçoit le
1965 Il
se marie avec Ariette Ginioux, peintre et sculpteur, et reçoit le Prix de la
Fondation Ricard. Il passe un an sur l'Ile de
Bendor, où naîtra leur fils Jean-Baptiste. 1966 Il expose à Bourges, puis à Strasbourg, lors de l'exposition des « Dessins de sculpteurs de Rodin à nos jours ».
1967 Il est
nommé professeur à l'Ecole des Beaux-Arts de Reims, où enseigne déjà Léopold Kreiz, et
avec lequel il liera une véritable complicité.
1970 Il participe
aux côtés de Paul Cornet et de Jean Osouf à
l'exposition au Musée de
Narbonne des "Grands
sculpteurs contemporains", regroupés par l'écrivain d'art André Barrère, qui
rédige à cette occasion, sur lui, une notice exhaustive.
Il expose à Stockholm avec les sculpteurs Babin et Olovson dans la
galerie a "Färg och Form", qui lui achète son bronze "Femme
s'essuyant le pied ".
1973 L'Hôtel des Monnaies de
Paris,
pour lequel il a réalisé plusieurs médailles - dont celles de Théodore Géricault, de
Prud'hon et de Charles Malfray - publie une étude sur son oeuvre.
1978 Il présente à Reims une grande exposition
personnelle.
1979 Expositions personnelles à Reims, au
Musée de Blois, au Musée d'Orléans
1980 Exposition personnelle au Musée
d'Amboise. 1981 Exposition personnelle au Musée de Lille, sous le patronage de Pierre Mauroy. 1984 Grand Prix du Dessin "Charles Malfray". Réalisation en bronze de "La Loi", figure de 2m2O pour le Sénat à Paris
1985 Lauréat du Prix Georges Baudry. Exposition au Palais des Congrès de Strasbourg.
1986 Film produit par la Fondation Taylor et
Media 5 sur sa pensée et son travail (Réalisateur : Patrick Chapu).
1987 Invité par le scénographe
Richard Peduzzi, il participe à l'émission télévisée "L'art en tête"
(réalisée par Michel Bastian). Exposition
"Avec Rodin" au centre Jean Vilar à Rosny-sous-bois.
1988 Il expose
au Musée de la Poste
"Message du Printemps" sous le patronage de messieurs le Ministre François
Léotard et Gérard Longuet. Acquisition par le Musée de Brest, du bronze intitulé
"Femme enceinte".
1991 Nommé
professeur à l'école
Nationale Supérieure des Arts Décoratifs, rue d'Ulm à Paris. 1992 Article dans la revue Connaissance des Arts à propos des perspectives inversées de Richard Peduzzi par Philip Jodidio. 1993 Exposition personnelle à Paris, galerie A. Driguez. 1995 Exposition personnelle à la Maison de la fontaine à Brest. Exposition personnelle à la Maison du Loir et Cher à Blois. 2001 Décède à Paris le 24 février.
ACQUISITIONS MUSEALES - STOCKHOLM "Gabrielle se tenant le pied" - VILLENEUVE SUR LOT "Danièle les bras dans le dos" - SAINT CYPRIEN "Femme enceinte" - VILLE DE PARIS "Danièle assise" - BREST "Maternité" (1ère version)
1984 Commande officielle du Sénat. Rue de Vaugirard, à Paris, dans la niche du bâtiment, annexe du Sénat, surplombant la rue Garancière, une figure debout de 2m 20 représentant "La Loi". |