Charles AUFFRET

                                                    (1929-2001)

 

FORMATION

1929 Charles Auffret naît à Besançon le 1er juillet, fils d'Hélène Pourchet et de René Auffret, directeur d'une banque agricole. Il aura trois sœurs et cinq frères. 

1931 La famille Auffret s'installe à Dijon. Avec le Musée des Beaux-Arts, le Musée de la collection Magnin et celui des moulages de Rude, Dijon est une capitale de l'art français. Mais c'est surtout le Musée archéologique, avec ses oeuvres gallo-romaines et médiévales, que fréquente Charles Auffret. En même temps, son père développe en lui un goût pour "la poésie des mathématiques". Il accompagne régulièrement René Auffret lors de ses tournées dans la campagne bourguignonne, découvrant l'architecture et la statuaire de Fontaines-Les-Dijon, Vézelay, Cluny, Autun.  Il admire l'art religieux des XIVe et XVe siècles. 

1943  Il est mis en pension pour trois ans au collège de Mamers dans la Sarthe. 

1946  Retour à Dijon, où il passe son baccalauréat. 

1947 Malgré les réticences familiales, il s'inscrit à l'école des Beaux-arts de Dijon. Il entre aussitôt dans l'atelier de sculpture de Pierre Honoré, qui lui transmettra une solide connaissance du métier : modelage, taille de la pierre et moulage.

1950 Dans le cadre des travaux d'élèves de l'école des Beaux-Arts de province, il expose à Paris, au Pavillon de Marsan, une grande "figure drapée" en pierre. Il éprouve une très grande admiration pour Rude, Pompon et Maillol . 

1951 Venu à Paris, Charles Auffret travaille près d'un an avec Pierre Honoré. Il découvre l’œuvre de Malfray, puis celle de Despiau, qui toutes deux l'enthousiasment. 

1952 Admis second au concours d'entrée à l'école supérieure des Beaux-Arts, il fréquente l'atelier d'art monumental de Janniot "atelier de compétition pour le Prix de Rome". 

1954 Il se lie d'amitié avec le sculpteur Raymond Martin. Ensemble, ils parlent d'Art.  Dans sa solitude parisienne, cette amitié apporte à Charles Auffret un grand réconfort. En même temps, il dessine beaucoup au Louvre. 

1955 Il expose le buste de son frère, au dernier Salon des Tuileries. Il y rencontre le sculpteur Jean Carton dont il se sent très proche. Il réalise en pierre le "Christ au Tombeau" pour le calvaire de Sombacour dans le Doubs. 

1956 Il est reçu second Prix de Rome. Il quitte l'école et s'installe impasse Ronsin, dans un atelier trop grand, qu'il partagera avec Tinguely et Niki de Saint Phalle. En face de son atelier travaille Brancusi pour lequel il fera quelques moulages.

1957 Décès de son père René Auffret. Il collabore avec Raymond Martin à la restauration des sculptures de la cathédrale de Reims. 

1958 Il gagne sa vie en faisant des travaux pour ses confrères A partir de cette époque, il commence à exposer, de façon régulière, aux Salons des Indépendants, d'Automne, puis du Dessin et de la Peinture à l' eau.

 

CARRIERE

1963 Il entre, comme professeur, sur les recommandations de Paul Belmondo, à l'Académie Malebranche, dont le directeur artistique est le critique Maximilien Gautier.

1964 Il reçoit le Prix du "Groupe des 9"- délivré uniquement par des sculpteurs indépendants.  Ce prix, après vingt ans d'efforts, lui permet de réaliser ses premières fontes.

1965 Il se marie avec Ariette Ginioux, peintre et sculpteur, et reçoit le Prix de la Fondation Ricard. Il passe un an sur l'Ile de Bendor, où naîtra leur fils Jean-Baptiste.

1966 Il expose à Bourges, puis à Strasbourg, lors de l'exposition des « Dessins de sculpteurs de Rodin à nos jours ».

1967 Il est nommé professeur à l'Ecole des Beaux-Arts de Reims, où enseigne déjà Léopold Kreiz, et avec lequel il liera une véritable complicité.

1970 Il participe aux côtés de Paul Cornet et de Jean Osouf à l'exposition au Musée de Narbonne des "Grands sculpteurs contemporains", regroupés par l'écrivain d'art André Barrère, qui rédige à cette occasion, sur lui, une notice exhaustive. Il expose à Stockholm avec les sculpteurs Babin et Olovson dans la galerie a "Färg och Form", qui lui achète son bronze "Femme s'essuyant le pied ". 

1973 L'Hôtel des Monnaies de Paris, pour lequel il a réalisé plusieurs médailles - dont celles de Théodore Géricault, de Prud'hon et de Charles Malfray - publie une étude sur son oeuvre. 

1978 Il présente à Reims une grande exposition personnelle.

1979 Expositions personnelles à Reims, au Musée de Blois, au Musée d'Orléans.

1980 Exposition personnelle au Musée d'Amboise. 

1981 Exposition personnelle au Musée de Lille, sous le patronage de Pierre Mauroy.

1984 Grand Prix du Dessin "Charles Malfray". 

          Réalisation en bronze de "La Loi", figure de 2m2O pour le Sénat à Paris

1985 Lauréat du Prix Georges Baudry.  Exposition au Palais des Congrès de Strasbourg. 

1986 Film produit par la Fondation Taylor et Media 5 sur sa pensée et son travail (Réalisateur : Patrick Chapu). 

1987 Invité par le scénographe Richard Peduzzi, il participe à l'émission télévisée "L'art en tête" (réalisée par Michel Bastian).  Exposition "Avec Rodin" au centre Jean Vilar à Rosny-sous-bois. 

1988 Il expose au Musée de la Poste "Message du Printemps" sous le patronage de messieurs le Ministre François Léotard et Gérard Longuet. Acquisition par le Musée de Brest, du bronze intitulé "Femme enceinte". 

1991 Nommé professeur à l'école Nationale Supérieure des Arts Décoratifs, rue d'Ulm à Paris. 

1992 Article dans la revue Connaissance des Arts à propos des perspectives inversées de Richard Peduzzi par Philip Jodidio.

1993 Exposition personnelle à Paris, galerie A. Driguez.

1995 Exposition personnelle à la Maison de la fontaine à Brest.

          Exposition personnelle à la Maison du Loir et Cher à Blois.

2001 Décède à Paris le 24 février.

 

ACQUISITIONS MUSEALES

          - STOCKHOLM                             "Gabrielle se tenant le pied"

        - VILLENEUVE SUR LOT              "Danièle les bras dans le dos"

        - SAINT CYPRIEN                         "Femme enceinte"

        - VILLE DE PARIS                        "Danièle assise"

        - BREST                                       "Maternité" (1ère version)

 

1984  Commande officielle du Sénat. Rue de Vaugirard, à Paris, dans la niche du bâtiment, annexe du Sénat, surplombant la rue Garancière, une figure debout de 2m 20 représentant "La Loi".