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ÉTIENNE-MARTIN |
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"Masque", 1951 Bronze Fonte Busato, N° II/3 21 x 17,5 x 21 cm.
Bibliographie : - Michel Ragon, "Étienne-Martin", éd. Connaissance, Bruxelles, 1970, rep.55, page 102 .
Étienne-Martin est né le 4 février 1913 à Loriol dans la Drôme. À l’âge de dix ans il découvre l’oeuvre de Gérard de Nerval et de Victor Hugo. Plus tard, il avouera que « C’est à cette époque que se produisit le déclic qui me poussa vers la sculpture ». Sa formation débute à l’École des beaux-arts de Lyon, où il étudie la sculpture de 1929 à 1933, date à laquelle il obtient le prix de Paris. L’année suivante il rejoint la capitale puis s’installe dans un atelier rue du Pot-de-Fer. Ce premier séjour parisien est marqué par sa rencontre avec Marcel Duchamp, et surtout par son entrée à l’Académie Ranson. Il y devient l’élève de Charles Malfray et l’ami du sculpteur Stahly et des peintres Bissière, Le Moal, Bertholle, …. En 1936 il adhère au Groupe Témoignage fondé par Marcel Michaud. Dès le début de la Guerre Étienne-Martin est mobilisé ; il est fait prisonnier en Allemagne en 1941 et libéré en 1942. Après quelques années passées à Mortagne-au-Perche le sculpteur revient à Paris, fin 1947. Il rencontre alors Constantin Brancusi à qui il voue une véritable admiration, Jean Dubuffet et Henri Michaux. L’année 1948 le voit remporter le Prix Blumenthal et ouvre une importante série de récompenses et d’honneurs – Prix de la Jeune Sculpture (1949) ; Diplôme à la 9e Triennale de Milan (1954) ; Prix Fondation Bill Copley (1963) ; Grand Prix Internationnal à la Biennale de Venise (1966) ; Grand Prix National des Arts (1967) ; Membre de l’Académie des beaux-arts (1971) – un palmarès qui s’achève sur un prix reçu au Japon en 1984. Parallèlement à son activité de sculpteur, Étienne-Martin a témoigné un réel attachement à son métier d’enseignant à l’École des Arts Appliqués de Paris en 1955, puis à celui de chef d’atelier à l’École Nationale Supérieure des beaux-arts de 1968 à 1983. Son oeuvre a fait l’objet de nombreuses expositions, notamment les rétrospectives à Berne ; Amsterdam ; Bruxelles ; ou encore au Musée Rodin à Paris en 1972 et au Centre Pompidou en 1984. Il a figuré dans les expositions de groupe, en particulier, très régulièrement au Salon de Mai. Sa production étonne par sa diversité – des premières recherches sur le thème de La Nuit, à la période des Demeures à partir de 1954 – passant du bois à la ficelle, de la terre au plâtre, puis au bronze – traitant aussi bien la forme figurative que l’abstraction. |
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